10 déc. 2011

Aux hommes de foi...

So long since my last post... Entre maladie, travail scolaire, grosse paresse, j'ai eu très peu de temps pour mon blog ces derniers temps. I apologize.

Je suis de retour ce samedi avec la revue d'un livre Aux hommes de foi paru chez Edilivre dont j'ai la chance de connaître l'auteur.



J'avoue qu'à l'annonce de sa publication, j'ai été sceptique tant je me demandais si l'auteur avait les connaissances nécessaires pour se poser en rassembleur de l'Afrique. J'ai fait preuve de peu de foi, me direz vous. Je trouve intéressant de voir des jeunes avec cette volonté de changer les choses en Afrique. Je n'adhère pas à toutes les idées mais je trouve l'initiative louable. Voilà donc pourquoi j'ai posé 5questions à cet homme de foi...


1.      Peux-tu te présenter?



Je suis KAMGAING MICHAEL, jeune étudiant Camerounais résidant à Rouen…



2.      Qu'est ce qui t'a poussé à écrire?



              En fait, je tiens à rappeler que depuis ma tendre enfance j’ai toujours été fasciné par l’écriture parce que je trouve en cet exercice un moyen de garder une trace de l’expression de mon sentiment ou de mon point de vue par rapport à une situation donnée ; même si  jusqu’à récemment encore je ne le faisais qu’à travers des poèmes. C’est donc dans ce contexte que, compte tenu des appréhensions et des inquiétudes exaspérées par les circonstances actuelles de l’Afrique, j’ai voulu apporter ma contribution à l’édification d’un Continent meurtri mais plein d’avenir en écrivant un essai dans lequel je propose une vision de prospérité qui à mon sens nous guidera vers la sortie de l’impasse. Et je vous conjure de considérer cet ouvrage comme une ébauche, un canevas de solutions, une panoplie d’idées que nous devons développer et non pas comme un aboutissement, une fin. Parce qu’en réalité, il n’y a pas de formule magique, pas de petit livre secret, pas de modèle prédéfini, le réveil Africain doit inventer ses propres moyens tous les jours.



3.      Pourquoi "Aux hommes de foi?"



              Face à une hégémonie occidentale qui n’a d’égale que le narcissisme de ses artisans ; compte tenu de cet intégrisme, ce conservatisme qui se développe diligemment chez les jeunes au cours d’une étape aussi cruciale de l’histoire de l’Afrique que celle qu’elle traverse en ce moment à travers l’éveil des mentalités  qui se traduit par des vagues de mouvements de contestations et d’indignation, je pense bonnement qu’il faille associer à notre démarche une dimension spirituelle. Il faudrait en faire une démarche d’espoir, de croyance sans toutefois fondre dans un optimisme béat et dans des propos démagogiques!

              « Aux Hommes De Foi » désigne donc la personnalité que je souhaite aux jeunes d’incarner parce que c’est en y croyant, en ayant foi en notre possibilité d’atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés que nous y parviendrons. Jules Paul TARDIVEL ne disait-il pas : « où la foi manque, tout manque…» ?

               En plus d’être le titre de l’œuvre, « Aux Hommes De Foi » est un concept, une idéologie, un notionnel que j’entends hisser au diapason des obédiences politiques.  C’est une approche fondamentale. La condition sine qua non…



4.      Penses-tu avoir assez de background intellectuel/culturel pour porter un message aussi lourd ?



                  Au risque de paraitre vaniteux, je pense que oui. Le temps de l’irrésolution, de l’indétermination est révolu. Un message aussi lourd - comme vous le décrivez si bien, doit être prêché par un jeune ayant la teneur requise. C’est-à-dire  une culture sociopolitique plus ou moins vaste, une connaissance assez large de la situation économique actuelle, un esprit critique et une maitrise de la langue dans laquelle on écrit. Et en ce qui me concerne, je pense n’être pas loin de cette toile de fond. En revanche, j’estime que le plus important c’est l’engagement de l’écrivain. Au-delà de toutes les connaissances et même de la fibre littéraire  que je pourrais avoir, c’est mon identité littéraire qui doit être mise en avant. Quelle cause suis-je en train de défendre tout au long de mon cheminement ? Cette cause me tient-elle vraiment à cœur ? Cette notion d’engagement, Aimé Césaire l’avait bien comprise dans Cahier d’un retour au pays natal. Il dit d’ailleurs : « ma bouche sera la bouche des malheurs qui n’ont point de bouche, ma voix la liberté de celles qui s’affaissent au cachot du désespoir ».  Et moi en essayant de me trouver une orientation, j’aurais pu dire : je n’ai pas de part dans ce monde si je ne suis d’abord l’esclave d’une cause : celle de la collaboration à l’éveil des consciences ; de la lutte contre un pillage systématique et décrété légitime par la néo colonisation ; et enfin de l’émergence d’une élite Africaine ingénieuse et consciencieuse.

                Que l’Afrique se réveille enfin ! Que l’histoire donne enfin raison à ceux qui attendent ce revirement depuis si longtemps…



5.      Quels sont tes projets pour l'avenir?


              Vu mes convictions professionnelles et la formation que je suis, mes projets sont beaucoup plus focalisés sur le secteur industriel. Toutefois, je ne saurais y exclure une ambition politique. Si participer à la conduite des affaires publiques de la cité ou s’investir dans le gouvernement de sa circonscription c’est faire de la politique, alors je la ferai sans doute. Mais seulement, pas dans le contexte Africain actuel. C’est à nous, jeunes pétris de talents et d’imagination qu’incombera la lourde tâche de repenser le tissu politique agonisant parce l’Afrique se trouve plus que jamais face à un défi : s’intégrer ou disparaitre…


Dans la même lancée que Hiram Iyodi, Michael Kamgaing lance un cri de la jeunesse africaine à ses dirigeants et surtout à ses pairs. Avons nous assez de foi pour changer les choses sur notre continent?

Le livre est disponible ICI.

1 commentaire:

  1. Intéressant. Du courage Michael, tes rêves sont partagés. On avancera ensemble.

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